Quel avenir pour les cales sèches ?

Les cinquantenaires qui ont connu l’âge d’or de l’activité commerciale du port regrettent la paralysie des cales.

Les cales, également appelées « bateaux portes », se remplissaient au moment de l’ouverture d’une porte au fond du bassin, lors de l’entrée du bateau dans la forme de radoub. Photo MW

Les deux cales sèches des bassins à flot, ou formes de radoub, sont déclassées depuis 1984, date de l’abandon de l’usage commercial des bassins. Elles accueillaient les bateaux à entretenir.

Les citadins en promenade aux bassins à flot trouvent du charme à ces cales à moitié pleines. Mais un navigateur se désole : « C’est triste, ça fait mal au cœur ». Un ancien marin assène : « Ce n’est pas une zone portuaire, c’est une zone mortuaire ». Et l’abandon des cales sèches ne fait pas non plus les affaires de Luis Coelho Duarte, le directeur de l’ARMY, une entreprise de réparation navale située rue des Etrangers.

L’entreprise salarie une douzaine d’employés spécialisés dans l’entretien de bateaux. Son patron estime le manque à gagner lié au déclassement des formes de radoub à 500 000 euros annuels. « Quand un bateau ne peut pas être mis à sec dans une cale à Bordeaux, il va à Bassens -comme les deux remorqueurs qui travaillent au transport des pièces de l’A380, Le Breuil et Le Brion- à Lorient ou à La Rochelle ».

Du côté du port Jean-Michel Germain, le responsable de la communication répond que « la réactivation de ce secteur est notre volonté ». Les cales-sèches sont réutilisables mais il faudrait investir dans une nouvelle pompe annexe. Le projet est remis à plus tard «quand les fonds nécessaire seront disponibles». Peut-être d’ici deux ans, pour une des cales.

Marion WAGNER

  • Share/Bookmark

Comments are closed.