Rencontres au Garage Moderne

Salariés, bénévoles, adhérents ou amis de passage… ils font vivre le Garage Moderne. Rencontres, suite.

Lionel, 31 ans. « Ça va faire deux mois que je bosse ici comme mécanicien. En fait, je veux créer un lieu similaire à Strasbourg, ma ville d’origine. J’ai découvert le Garage Moderne par hasard au 13 heures de Jean-Pierre Pernaud. Un des rares sujets intéressants que j’ai pu y voir.Par curiosité, je suis venu trois jours en juillet dernier. Ils ont halluciné quand je leur ai dit comment je les avais connus! En échange d’un peu de mécanique, j’ai pu découvrir le lieu, les gens, leur mode de fonctionnement. J’ai adoré. Peu de temps après, ils cherchaient quelqu’un. Professeur de mécanique à l’AFPA, j’ai tout plaqué. J’ai pris le chat, quelques fringues. Et me voilà en CDD pour un an. Après je remonte à Strasbourg et je crée la « Fourmilière » sur le même modèle. Un garage associatif qui accueillerait des artistes pour des expos, des musiciens pour des concerts. Un lieu ouvert à tous qui résumerait les deux choses que je sais faire: la mécanique et la musique. »

Barbara, 25 ans. « Là, j’essaie de changer mes disques de frein. Ça fait deux ans que je suis adhérente au Garage Moderne. J’y connaissais rien mais ça me branchait d’apprendre la mécanique. Et vu que je suis saisonnière, je fais pas mal de route. Changer une roue, vidanger, c’est essentiel. J’ai entendu parler de l’asso par le bouche-à-oreille. Alors je me suis pointée avec mon premier fourgon pour quelques réparations. Ça coûte bien moins cher et l’esprit est vraiment sympa. Ici, on ne change que le minimum de pièces, on répare, on bidouille. J’ai déjà passé quatre heures sur le système électrique pour un simple clignotant. C’est ça que j’aime, on va chercher les détails. Et on ne regarde pas le chrono! Il faut juste aimer mettre les mains dans le cambouis. »

Christophe, 44 ans. « Je suis artiste-peintre. En ce moment, j’expose mes toiles au Garage Moderne. C’est difficile de se donner un style, mais je dirais que je fais de l’expressionnisme. Un travail sur la mémoire, les blancs et les couleurs. Au final, c’est de l’instinct ou du hasard, je sais pas. Ça doit seulement rester accessible. J’ai exposé un peu partout, mais ici c’est vraiment spécial. Ça va faire deux mois que je vis à Bordeaux. J’ai rejoins mon amie qui travaille dans la com’. Elle avait fait quelques soirées au Garage. On est venu voir. Et j’ai eu un coup de foudre. D’entrée de jeu, tu prends un coup devant cette cathédrale de bois. J’adore l’essence de l’endroit, le détournement des choses. Il y a une ambiance brute. Du coup, la galerie a une âme, rien ne se perd. C’est à l’image de leur boulot. Ici, ils font de la mécanique au sens noble. Au moins, on n’a pas l’impression d’aller chez le facturier. Regarde les infos, on parle plus que de fric. Ici, c’est l’inverse. »

A suivre…

Fabien PAILLOT

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