De la viande fraîche à Achard

La rue Achard à Bacalan accueille une nouvelle boucherie depuis le 6 novembre. Pour le plus grand plaisir des habitants.

Roger Hardy, le nouveau boucher de Bacalan a longtemps été attendu. photo T.G.

Roger Hardy, le nouveau boucher de Bacalan a longtemps été attendu. photo T.G.

« Je suis installé depuis peu mais j’espère juste que je finirai mieux que mes prédécesseurs. L’un deux a fini en prison pour escroquerie. Un autre a poussé son apprenti à la dépression », révèle Roger Hardy, le nouveau boucher de la rue Achard. L’artisan est également le gérant de la boutique qui a été rachetée par une entreprise nommée les Ateliers du boucher de Bègles. Installé depuis le 6 novembre dernier au 129 de la rue, Roger le boucher compte diversifier ses activités. « Le laboratoire et la salle de cuisson devraient être prêts avant les fêtes. En plus de la boucherie et de la charcuterie, je vais proposer des plats préparés », explique t-il.

En plus de la boucherie charcuterie, le boucher souhaite diversifier ses activités. photo T.G.

En plus de la boucherie charcuterie, le boucher souhaite diversifier ses activités. photo T.G.

« Un boucher, c’est juste ce qu’il me manquait », avoue Jeanne Saadedrea, une septuagénaire assise sur une chaise en osier dans un coin de la boutique. « Je suis heureuse de sa venue. Maintenant, j’ai un nouveau camarade près de chez moi. Je suis là depuis près d’une heure. J’attend la livraison du foie de veau et j’en profite pour faire la causette », poursuit la Bacalanaise qui appelle le boucher par son petit nom. L’installation du commerce redonne du dynamisme à la vie de quartier. Les voisines s’y retrouvent pour bavarder et même se donner des conseils de cuisine et de préparation.

Les clients appellent déjà le boucher par son petit nom. photo T.G.

Les clients appellent déjà le boucher par son petit nom. photo T.G.

Monique Corbel, une septuagénaire bacalanaise de toujours, est ravie de l’installation de Roger Hardy. (son Claire Burckel)

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« J’ai ouvert depuis 7 heures ce matin pour réceptionner mes colis. Il est presque onze heures et le livreur n’est toujours pas arrivé. Il doit se déplacer en stop celui-là », s’exaspère Roger. Le boucher attend de mieux connaître les attentes et les habitudes de sa clientèle. « Je n’ai pas de langue de bœuf en boutique mais je peux vous la commander pour demain », lance-t-il à une cliente. Pour le moment, il assure plutôt les classiques. Patience, la suite arrive.

Tania GOMES

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