« Sur le chantier, on oublie les problèmes »

Depuis un an, ils sont plusieurs à travailler à la remise en état de l’Hippocampe, une goélette de 17 mètres. Parmi eux, des jeunes en difficulté pris en charge par l’APRRES, une association de réinsertion.

Alexis (au premier plan) participe à deux ateliers, dont celui de LHippocampe.

Alexis (au premier plan) participe à deux ateliers, dont celui de L'Hippocampe.

Pied de biche à la main, Alexis Bry, 23 ans, s’active à enlever la coque rouillée du bateau en rénovation, aidé par deux jeunes lycéens en formation professionnelle. Alexis est un habitué du chantier.

Voilà dix mois qu’il participe à l’atelier. Il y vient tous les vendredis. C’est la première fois qu’il « découvre des choses sur la Marine et les techniques de rénovation ». Mais le chantier permet surtout à Alexis d’évoluer sur un plan personnel.

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Au moins un des éducateurs spécialisés encadrent les jeunes sur le chantier. Ici Bernard Lagardère.

Au moins un des éducateurs spécialisés encadrent les jeunes sur le chantier. Ici Bernard Lagardère.

Un avis partagé par Bruno Léon, un des deux éducateurs spécialisés et charpentier de marine. Recrutés par l’APRRES,  association bordelaise pour la réinsertion et la réadaptation éducative et sociale, il encadre le chantier et assure le suivi des jeunes avec son collègue.

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Parallèlement au chantier, Alexis cherche un emploi. Il est clair qu’il ne restera pas ici s’il trouve du travail. Un CAP en poche, il pense depuis quelques jours à un nouveau projet : « Jaimerais faire quelque chose dans le secteur de la petite enfance ». Un changement de cap que l’APRRES encourage. Ici, 60 à 65 jeunes de 16 à 25 ans, souvent « en errance », sont pris en charge. Selon Rachid Farahi, le directeur de l’association, il manquait des activités à cette structure d’accompagnement.

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Une quinzaine de jeunes en difficulté ont mis la main à la pâte pour le bateau, selon Rachid Farahi

Une quinzaine de jeunes en difficulté ont mis la main à la pâte pour le bateau, selon Rachid Farahi.

L’absence de contraintes constitue l’essence même des ateliers. Pour le directeur, les jeunes peuvent s’impliquer dans un projet sans qu’il y ait forcément d’enjeu financier. L’objectif : « Etre un levier » tout en responsabilisant les jeunes.

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Julie RASPLUS

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