nov 13 2009

Mémorial des républicains espagnols : no pasaran ?

Une chose est sûre à Bacalan : tout le monde est d’accord pour rendre hommage aux républicains espagnols réfugiés en Gironde pendant la seconde guerre mondiale. Mais l’entente cordiale s’arrête là. Pour le reste, on se déchire allègrement sur qui fait quoi et comment.

Antonio Cordoba défend un projet de mémorial à trois colonnes dont la plus haute mesurerait 5 mètres.

Antonio Cordoba défend un projet de mémorial à trois colonnes, dont la plus haute mesurerait 5 mètres. Photo MM

Deux associations s’opposent dans cette affaire qui secoue la communauté ibérique. La première, simplement nommée « Association pour le mémorial pour les républicains espagnols », est présidée par Antonio Cordoba. La seconde, l’association de « Défense des intérêts de Bacalan », est dirigée par Luis Diez.

Le clan Cordoba envisage l’érection d’un monument commémoratif imposant, qui serait construit tout près de la base sous-marine. Dessinée par l’architecte Hélène Baguet-Santorelli, cette stèle de 5 mètres de haut serait composée d’une pyramide tronquée et de trois piliers. Or Luis Diez reproche à ce projet d’être « beaucoup trop teinté de religiosité. Avec ses trois piliers qui rappellent la sainte trinité, cela revient à demander pardon, un pardon pour aller au paradis. »

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