nov 16 2009

A l’ancienne

Dans son garage rue Achard, restaurer des vieilles voitures est devenu la spécialité d’André. L’opinion de ce Bordelais sur les Bassins à flot ? Un quartier « mort », « vide ». Mais peu importe : le retraité est là pour tuer les journées et s’amuser.

« Avant, 5000 voitures passaient tous les jours ici, rue Achard. Maintenant, il n’y a plus rien ! »

« Avant, 5000 voitures passaient tous les jours ici, rue Achard. Maintenant, il n’y a plus rien ! » M.V.

André n’habite pas aux Bassins à Flots mais il y passe beaucoup de temps : des heures et des heures, penché sur le capot des voitures qu’il récupère au gré des rencontres et des balades, dans un garage de 200 mètres carré dont il est propriétaire depuis quatre décennies. Il y a dix ans environ, l’homme a pris sa retraite mais a gardé son atelier et continue à vivre sa passion. Lire la suite


nov 10 2009

Colette Delaloy, icône de la rue Achard

Au bar de la Marine, Colette Delaloy officie avec tact et délicatesse.

La patronne du bar de la Marine, véritable pilier de quartier.

La patronne du bar de la Marine, véritable pilier de quartier.

Elle est légèrement voûtée, très appliquée. Mais, très vite, on remarque sa délicatesse,  son maintien et son élégance. Colette Delaloy est fière et a fière allure. Elle ne se laisse pas aller. Sa mise en plis blonde  encadre son visage rose pâle. Sa peau est lisse et fraîche, élastique comme celle des jeunes filles, maquillée. Les lèvres sont relevées de rouge ; les paupières de bleu ou vert d’eau irisé très clair. Les ongles propres, vernis, polis, taillés ronds. Elle porte de beaux et chics bijoux en or, assez discrets : un ensemble dépareillé mais bien assorti avec diamants et rubis et un camé violet à son doigt.

Colette est la tenancière du bar de la Marine, 28 bis rue Achard, la rue du tram. Celui qui « a causé tant de méfaits  à l’activité industrielle » et, du coup, à la sienne. Elle a 59 ans. Elle travaille avec une femme mûre, qui a gardé des airs de demoiselle, à la plonge et à la cuisine dans l’arrière-salle.  La patronne commence à mettre les couverts pour les repas de midi : « une douzaine ». Elle est sûre d’elle. Elle sait qui va venir. Lire la suite